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MUTINERIE AU CAMP PÉNAL DE LIBERTÉ 6 : Ousmane Diagne fait une descente sur les lieux et décante la situation

Le Garde des Sceaux ministre de la Justice a désamorcé hier, une bombe au Camp pénal de Liberté 6 après que des détenus ont refusé la fouille de routine en brûlant leurs effets de couchage pour protester contre la mesure.

Prison du Camp pénal de Li‐ berté 6. Une mutinerie a éclaté hier entre les prisonniers et les gardes péniten‐ tiaires. Informé de la situation, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ousmane Diagne, s’est rendu sur lieux pour désamorcer la bombe. Après quelques minutes de discussion avec les protagonistes, les choses sont revenues à la normale. Néan‐ moins, une enquête a été ou‐ verte pour connaitre la provenance des téléphones qui ont filmé et partagé ces scènes de violence. Dans un communiqué, la direction de l’administra‐ tion pénitentiaire (DAP) confirme. Et afin que nul n’en ignore, elle explique les circonstances de cette mutinerie. Selon le document, mercredi vers 09 heures, des informations faisant état d’une mutinerie au Camp pénal de Liberté 6, ont été re‐ layées dans les médias. Des vidéos et des images prises par les

détenus circulant sur les réseaux sociaux, ont heurté par la suite, dit‐elle, la sensibilité de beaucoup de personnes et particuliè‐ rement les parents des détenus. «L’administration pénitentiaire précise que la situation a été vite maîtrisée par le personnel en service », note le communiqué. Au point qu’aucun blessé n’est à déplorer encore moins une perte en vie humaine. Par la même occasion, l’administration péniten‐ tiaire invite les détenus et l’opinion publique au respect des dispositions sécuritaires qui régissent le fonctionnement des éta‐ blissements pénitentiaires. «Les images et vidéos provenant de l’intérieur de cet établissement pénitentiaire, frauduleusement filmées par les détenus, résultent d’un incident survenu après que les pensionnaires de la chambre 8 du Camp pénal de Liberté 6 ont refusé de se soumettre à l’appel nominatif, qui reste une mesure de sécurité obligatoire. Ils ont par la suite délibérément mis le feu sur leurs effets de cou‐ chage», explique la DAP.

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